Bon, cette fois, j'y suis. Arrivé, hier soir à 20H00 à mon hôtel, exténué, fourbu, je me posai dans une "guesthouse" où on me proposa une chambre à 2 mètres de la salle du resto ce qui n'était pas sans me rappeler de (très) moyens souvenirs. Pas le choix de toutes façons à cette heure. Le patio-jardin bucolique qui faisait office de coins-diners était, par contre, particulièrement agréable. J'avais papoté à Bangkok en attendant mon avion avec une jeune et (très) belle cambodgienne et une touriste française (beaucoup plus âgée). Venant de Suisse (pour rendre visite à sa mère malade), je lui demandais si, à l'arrivée à Phnom Penh, elle souhaitait partager un taxi avec moi. Très naturellement, elle me proposa de m'amener avec elle car sa famille l'attendait. Gêné, j'acceptai malgré tout. Toute la famille était là, en effet, dont la mère très âgée et presque squelettique qui, sous le coup de l'émotion et de la maladie, je supposais, s'écroula sur le parking. Mon "hôtesse", en larmes, s'engouffra alors dans une voiture avec sa mère quasi-inconsciente portée par son jeune fils. Malgré tout, elle donna des ordres dans sa langue à d'autres membres de sa famille pour me déposer à ma "guesthouse". Sidéré, ne sachant où me mettre, je me retrouvai avec 2 hommes, 1 femme et une adorable petite fille toute heureuse de se retrouver avec un étranger par cette triste soirée. Pleine d'émotions, l'entrée au Cambodge, était, d'entrée de jeu, de fort calibre. Je me triturai déjà les méninges pour savoir ce que j'allais pouvoir donner à la petite fille en remerciements mais les dures lois de la réalité économique reprirent vite leurs droits car à ma descente du véhicule, le cousin (?), le beau-frère (?) me réclama 10 dollars pour la course, soit 9 dollars (le prix normal de cette course avec un taxi) et 1 dollar pour la petite fille (faute de monnaie). Par respect pour Sokhum (la jeune fille accueillante) et sa mère, je payai sans discuter en remerciant tout le monde à la façon cambodgienne...

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Quant à aujourd'hui, ce fut une première prise de contact avec la ville et le pays. Je me baladai donc nez au vent dans une capitale pas désagréable mais qui s'avéra vite harassante tant à cause du bruit que de la pollution liée à un trafic infernal... Et malheureusement, ma première tentative de connexion avec fil dans un cyber, s'avéra infructueuse et je dus me replier sur un bon vieux PC du cru qui, of course, ne me permit pas de positionner nos accents à la mode de chez nous. Avec tous mes regrets...