Du Yunnan à l'Auvergne (via Pékin et Paris), il ne m'aura fallu ni plus, ni moins que vingt-quatre heures mais, malgré tout, j'arrivai dans un état plutôt correct. Qu'il était bon de retrouver sa verte campagne sous un ciel lumineux qui m'avait tant manqué ! Car, j'aimais beaucoup partir mais j'aimais bien aussi revenir surtout à cette saison. Je retrouvais ainsi ces petits plaisirs simples de la vie qui vous manquent parfois tant en voyage comme la douceur d'une chaude baguette de campagne, la volupté d'un fromage frais de chèvre ou le velouté d'un rouge soyeux et gouleyant. Et c'était également avec un plaisir intense que je m'allongeai pour une petite sieste où, à moitié endormi et la tête encore un peu là-bas, je savourai le bruissement du vent dans le feuillage des cerisiers et le doux bourdonnement d'une abeille égarée dans la chambre par la fenêtre entre-ouverte d'où remontaient les sifflements mélodieux des merles et le grésillement hypnotique des grillons... Hum, un régal !