29 novembre 2005
Salam Maurice !
Décidément, quand je devais rentrer en France, je n'arrivais pas à faire quoi que ce soit et je ne pensais qu'au départ. Pour couronner le tout, le temps était (on ne pouvait plus) merdique. Le ciel était complètement bouché, bas et gris, balayé par le vent et la pluie. Un vrai temps de chiottes à ne pas mettre le bob d'un touriste dehors! Alors, que faire ? Il n'y avait rien à visiter à Mahébourg, il n'y avait pas de balade possible à quelconque plage ni de visite à faire nulle part, compte-tenu des trombes d'eau qui s'abattaient. Du coup, je traînai dans ma chambre que je devais quitter à midi. Heureusement, les patrons de la guesthouse, sympas, me laissèrent la possibilité de rester sur la terrasse couverte de la pension, tout l'après-midi si je le voulais. Ceci étant dit, comme l'ensemble était passablement glauque, je pris une douche sur le coup de 16H00 et je me fis déposer par le patron à l'aéroport à 16H30 pour un départ prévu à 22H30 !!! Soit 6 heures à attendre à l'aéroport ! Dingue, non ? Mais bon, attendre à l'aéroport ou attendre dans la pension tristounette, c'était du pareil au même. En tout cas, il y avait trois mois que j'étais parti et pour moi c'était probablement le meilleur voyage que je n'avais jamais fait qui se terminait maintenant. Mais je reviendrai dans le coin, c'était sûr: à Madagascar et aux Seychelles !
28 novembre 2005
Avant-dernière...
C'était mon avant-dernière journée dans ce coin du monde. Comme il n'y avait pas grand-chose à faire, je louai un vélo. Pédaler, ça occupait. Je remontai la côte est et j'allai jusqu'à Trou d'Eau Douce. Ainsi, je bouclai mon tour de l'île. La route bien que serpentant à fleur d'océan, n'était pas terrible, agrémentée toutefois ici et là, de jolis sourires. Je stoppai au bout d'un petit chemin, au bord de l'eau, sur un terrain privé. Un pêcheur local, sympa, me tint la bavette pendant tout mon pique-nique. Je me rendais compte que c'était la première fois depuis mon arrivée à Maurice que je parlais à un autochtone. Il était temps ! Puis je revins sur mes pas, sous, à nouveau, un ciel gris et plombé et une chaleur moite. Complètement cramé et vanné, je m'écroulai à la sieste puis je décidai d'aller faire une reconnaissance de l'aéroport toujours à vélo. Trop fatigué, je renonçai en cours de route et je retournai à la douche. Il était pas facile de s'occuper sur cette île quand on n'avait pas trop envie de rester allongé sur le sable toute une journée. Mais bon, globalement et avec 5 heures de vélo dans les pattes, la journée s'était quand même bien passée.
27 novembre 2005
Un dimanche à Maurice !
Je quittai La Gaulette et sa belle terrasse face à l'ouest. 2 bus plus 1 taxi et trois heures plus tard, je me retrouvai à Mahébourg distant d'une quarantaine de kilomètres ! Il était midi, le temps pour moi de bouffer une pizza dans un Mahébourg désert (dimanche oblige). Je siestai. Puis j'allai à pied sous un ciel gris et triste et une chaleur lourde en direction de la pointe d'Esny et de Blue Bay, vantées par le GDR. La plage était plus que quelconque, bordée tout du long par des villas. Beurk ! Je revins par le même chemin, je peinai comme tout pour trouver une bière à Mahébourg et je décidai de me zoner tôt. C'était un dimanche à Maurice, une journée à "tuer". En fait, je n'accrochais définitivement pas avec l'île Maurice et ma tête était déjà ailleurs.
26 novembre 2005
Belle journée à vélo
Je louai un vélo. C'était une bonne idée car j'allais passer une très bonne journée. Je grimpai au matin vers l'intérieur montagneux qui m'obligea à mettre rapidement pied à terre. Puis je redescendis de l'autre côté vers Baie du Cap. J'empruntai alors une route côtière sauvage et donc peu urbanisée où s'étalaient de belles plages désertes pour cause de baignade dangereuse (je comprenais pourquoi il n'y avait pas d'hôtels ici !). Je casse-croûtai et siestai presque seul sur la plage. Puis je poursuivis jusqu'à Souillac. Je fis demi-tour par cette même route champêtre très agréable sous le soleil. Douche froide et bière fraîche complétèrent le programme de cette journée réussie.
25 novembre 2005
Marche à pied
Je décidai de faire le tour de la péninsule du Morne Brabant à pied. Je démarrai à 8H30 et je débutai la balade dans un paysage désolé de mangroves. Puis j'arrivai sur les plages "privées" des grands hôtels de luxe où je passai tranquillement après, toutefois, une négociation serrée avec des gardiens de plage en uniforme pas trop obtus. Il faisait beau (enfin) et les eaux du lagon étaient ici vraiment splendides. Je pique-niquai un peu à l'écart de la plage d'un grand hôtel puis je rentrai at home sous les nuages et la pluie qui ne pouvaient pas se passer de moi. Je "tuai" le temps l'après-midi en me rendant en bus dans un village côtier proche de la Gaulette et ce fut tout.
24 novembre 2005
La Gaulette
Je déménageai dans le sud-ouest de l'île. Trois heures et quatre bus plus tard, j'arrivai à La Gaulette. Je trouvai une chambre propre mais tristounette pour 500 RS.
J'allai l'après-midi sur la péninsule du Morne Brabant toute proche. Malgré de grands hôtels de luxe qui squattaient les 3/4 du site, je trouvais l'endroit plutôt sympa avec un lagon fabuleux et une plage relativement agréable. C'était un vrai beau coin et ma première impression était positive. Je cheminai sur la plage puis je rentrai à mon studio où du haut de ma terrasse, j'admirai un superbe coucher de soleil sur le Morne Brabant.
23 novembre 2005
Misère !
Encore une journée scoot qui m'attendait ! Cette fois, j'allai en direction du sud, longeant la côte ouest de l'île, bien au-delà de Port-Louis, en fait jusqu'à Flic en Flac. La traversée de Port-Louis fut une horreur par une autoroute assourdissante et polluée qui entaillait la capitale. La côte était vraiment quelconque sans parler des paysages de l'intérieur, tristes à pleurer. Flic en Flac, comme je l'attendais, s'avéra sans intérêt, le temps pour moi d'y prendre une belle saucée. Je déjeunai dans un chinois plus acceptable que la veille et je repartis sous la pluie, once again ! Je m'arrêtai au retour à Port-Louis, le temps de baguenauder dans des centres commerciaux (comme chez nous) blindés de touristes qui tuaient le temps comme ils pouvaient faute de serviettes au soleil. La visite d'un musée ne sauva pas cette journée bien maussade. En résumé, à Maurice, il n'y avait que le lagon et les plages, il me semblait, et du coup, quand il n'y avait pas de soleil, il n'y avait plus rien.
Beuh !!!
22 novembre 2005
Petit temps
Aujourd'hui, je chevauchai mon scoot en direction du sud puis je traversai l'île d'ouest en est avec un arrêt à mi-parcours dans un resto chinois routardisé que je trouvais sans intérêt. Les paysages de l'intérieur étaient essentiellement "décorés" par des plantations de canne à sucre qui tout comme les champs de maïs en France, avaient le don de me déprimer. Je remontai la côte est un peu moins urbanisée que le nord-ouest, encore que ! J' y trouvai de longues plages mais bof ! Après Madagascar, les Seychelles et Rodrigues, il était difficile d'accrocher avec ces plages bétonnées et difficiles d'accès. De plus, le temps n'était pas de la partie avec un ciel gris et plombé du matin au soir d'où s'abattaient régulièrement, de gros grains bien mouillés. Une nouvelle fois, c'était à mon appart le soir où finalement, je me trouvais le mieux.
21 novembre 2005
Ah, les Seventies !
Ce que je craignais, se confirma. L'île Maurice était moche, défigurée par le béton et les constructions anarchiques. Je mis plus de deux heures, en bus, pour relier les quelques dizaines de kilomètres qui séparaient Mahébourg au sud-est à Grand Baie, au nord-ouest, sous la pluie et dans des embouteillages infernaux. Je m'installai à Grand-Baie où je trouvai néanmoins un super studio tout équipé et les pieds dans l'eau pour 15€ la nuit. Malheureusement, Grand-Baie représentait tout ce que j'exécrais. C'était la Côte d'Azur tropicale avec son béton, ses routes polluées et bruyantes sans accès à la mer. Beurk !!! Je louai un scoot et je me baladai un peu mais sans conviction. Tout cela était très moche et je comprenais mieux maintenant pourquoi beaucoup de gens m'avaient dit que Rodrigues aujourd'hui, c'était l'île Maurice dans les années 70. Ah, les années 70, comme je les regrettais ! Finalement, c'était sur la terrasse de mon appart que j'étais le mieux dans le coin.
20 novembre 2005
Au revoir Rodrigues ! Bonzour Maurice !
Ce fut une journée off comme à chaque fois que je devais prendre l'avion et que je ne faisais pas grand-chose si ce n'était d'attendre le départ de mon vol. Ce fut donc ce que je fis l'essentiel de cette journée. J'avais tellement attendu que j'attendis dans la foulée 2 plombes à mon arrivée à l'aéroport de Maurice que le patron de ma guesthouse (réservée depuis Rodrigues) et qui attendait un autre touriste, veuille bien m'amener at home (il s'avéra que l'autre touriste, un gros con de sud-africain s'était éclipsé sans attendre, lui !). Je finis par enfin arriver et je me précipitai dans un vieux rade qui ne ressemblait à rien, pour avaler un hamburger au son de Brassens et Ferré ! Surréaliste !!!

































